Parution: 22Mars 2010
Pages: 1248
Format: 132mm x 198mm
Prix: 64.95 $
ISBN: 9782221113271


Littératures

Traducteur

Littératures réunit l’ensemble des conférences données par Vladimir Nabokov entre 1941 et 1958 dans plusieurs universités américaines où il enseigne la littérature européenne. On y trouve, outre deux essais, « Bons lecteurs et bons écrivains » et « L’art de la littérature et du bon sens », des réflexions et analyses originales et percutantes consacrées aux oeuvres de Dickens, Flaubert, Stevenson, Proust, Kafka, Joyce, ainsi qu’à celles de ses compatriotes russes, Gogol, Tourgueniev, Dostoïevski, Tolstoï, Tchekhov et Gorki. Ce volume propose enfin une longue étude, tout aussi iconoclaste, du Don Quichotte de Cervantès.

Balayant la plupart des idées admises concernant ces chefs-d’oeuvre, Nabokov affirme avec superbe, humour et ironie sa propre conception de la littérature : rejet de l’approche historique, sociologique ou psychologique (Freud, le « charlatan viennois », est constamment la cible de ses sarcasmes), suprématie de la structure, du style, du détail et de l’agencement des détails entre eux. « Caressez les détails, les divins détails », tonitrue-t-il de sa chaire. Et encore : « La littérature est invention. La fiction est fiction. Appeler une histoire « histoire vraie », c’est faire injure à la fois à l’art et à la vérité. Tout grand écrivain est un grand illusionniste. »

Nabokov, qui abandonna l’enseignement en 1958 après le succès de Lolita, avait l’intention de réunir ses cours sous une forme « publiable ». Si ce projet ne vit pas le jour de son vivant, ce fut chose faite grâce à l’éminent professeur américain Fredson Bowers, qui construisit le livre à partir des notes ? le plus souvent manuscrites ? et des croquis laissés par Nabokov, et de ses exemplaires annotés des ouvrages qu’il citait à ses élèves. Les cours sont devenus essais, mais sans rien perdre de leur caractère enveloppant ni de la merveilleuse chaleur qu’ils dégageaient surle plan pédagogique. Dans son introduction, John Updike relève « l’accent, le plaisir communicatif de faire sonner les phrases, la présence de comédien de ce conférencier qui, alors corpulent et presque chauve, avait été autrefois un athlète, et qui s’inscrivait dans la tradition russe des flamboyants exposés oraux ».

AUTEUR

Vladimir Nabokov

Suggestions