La gifle au Bon Dieu

Auteur


Parution: 01Mai 2003
Pages: 198
Format: 135mm x 215mm
Prix: 31.95 $
ISBN: 978-2-221-09809-7


La gifle au Bon Dieu

«Moi, je sais très bien ce que je ferai quand j'arriverai au ciel et que je verrai le Bon Dieu. Je me planterai devant lui et je lui flanquerai une bonne gifle. Ensuite, je m'en irai prendre ma place dans les nuages, bien sagement, bien fièrement, sans rien dire, sans même me retourner pour voir la tête qu'il fera. S'il vient me voir et me demande pourquoi je l'ai giflé, je lui répondrai: premièrement, vous savez très bien pourquoi je vous ai giflé, vu que vous savez tout; deuxièmement, au lieu de poser des questions, vous devriez tendre la joue gauche; et troisièmement, puisque vous voulez absolument savoir, on ne peut pas créer un monde aussi mal fait et espérer ensuite que les gens viennent vous remercier.»Le Bon Dieu, quel qu'il soit, mérite une bonne gifle car rien ne marche comme il faut, pense Diarra: sa mère a fait une fausse couche alors qu'elle allait avoir une petite soeur, et Angela, sa meilleure amie, est devenue obèse et dépressive depuis sa rencontre avec un moniteur pédophile pendant un camp d'été...Diarra Diop a quatorze ans. Elle est sénégalaise et vit à Atlanta (États-Unis) car son père occupe un poste de diplomate à l'Organisation de l'unité africaine. C'est une enfant de la bourgeoisie sénégalaise qui connaît les problèmes d'une adolescence traditionnelle à ceci près que son père est musulman et sa mère catholique, et qu'elle est noire dans une école américaine. Sa vie est une perpétuelle valse-hésitation entre les croyances maternelles et les principes socialistes de son père, fleuron des élites africaines. Sous couvert du journal d'une adolescente, c'est l'Amérique d'aujourd'hui qui est décrite ici au quotidien avec une ironie mêlée d'effroi.

«Moi, je sais très bien ce que je ferai quand j’arriverai au ciel et que je verrai le Bon Dieu. Je me planterai devant lui et je lui flanquerai une bonne gifle. Ensuite, je m’en irai prendre ma place dans les nuages, bien sagement, bien fièrement, sans rien dire, sans même me retourner pour voir la tête qu’il fera. S’il vient me voir et me demande pourquoi je l’ai giflé, je lui répondrai: premièrement, vous savez très bien pourquoi je vous ai giflé, vu que vous savez tout; deuxièmement, au lieu de poser des questions, vous devriez tendre la joue gauche; et troisièmement, puisque vous voulez absolument savoir, on ne peut pas créer un monde aussi mal fait et espérer ensuite que les gens viennent vous remercier.»Le Bon Dieu, quel qu’il soit, mérite une bonne gifle car rien ne marche comme il faut, pense Diarra: sa mère a fait une fausse couche alors qu’elle allait avoir une petite soeur, et Angela, sa meilleure amie, est devenue obèse et dépressive depuis sa rencontre avec un moniteur pédophile pendant un camp d’été…Diarra Diop a quatorze ans. Elle est sénégalaise et vit à Atlanta (États-Unis) car son père occupe un poste de diplomate à l’Organisation de l’unité africaine. C’est une enfant de la bourgeoisie sénégalaise qui connaît les problèmes d’une adolescence traditionnelle à ceci près que son père est musulman et sa mère catholique, et qu’elle est noire dans une école américaine. Sa vie est une perpétuelle valse-hésitation entre les croyances maternelles et les principes socialistes de son père, fleuron des élites africaines. Sous couvert du journal d’une adolescente, c’est l’Amérique d’aujourd’hui qui est décrite ici au quotidien avec une ironie mêlée d’effroi.

AUTEUR

Félix De Belloy

Félix de Belloy a vingt-huit ans et vit à Paris. Avocat, il a été matelot au Sénégal avant de commencer à travailler aux États-Unis. La Gifle au Bon Dieu est son premier roman.

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