Roma AEterna

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Parution: 14Octobre 2004
Pages: 408
Format: 135mm x 215mm
Prix: 36.95 $
ISBN: 978-2-221-09854-7


Roma AEterna

Traducteur

Sur près de deux mille ans, Silverberg illustre par tableaux successifs une histoire parallèle d'un Empire Romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n'a jamais cessé d'exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le Christianisme en est absent, ne serait-ce que parce que les Juifs n'ont jamais réussi à quitter l'Égypte des Pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l'Empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d'Arabie avant qu'il ait eu le temps de fonder l'Islam. Et donc l'Empire a survécu, avec ses dieux auxquels personne ne croit. Trop vaste pour être gouverné par un seul homme, il est le plus souvent divisé en deux zones d'influence, l'Empire d'Orient et l'Empire d'Occident qui parfois se chamaillent, se font même la guerre mais finissent toujours par se réunifier.La technologie évolue plus lentement que dans notre continuum historique. Le téléphone existe et la voiture automobile fait son apparition, mais cette technologie n'est jamais très présente. De même, l'Amérique a été explorée à peu près à l'époque de nos Grandes Découvertes, mais après deux tentatives ratées d'invasion, l'Empire renonce et les étranges sociétés de l'Outre-Atlantique poursuivent leur développement. De même, Rome ne s'attaque jamais sérieusement à l'Inde et à la Chine: l'Empire est déjà trop grand, trop difficile à gérer et à maintenir uni.Pourtant, un Empereur entreprend de faire le tour de la Terre et y parvient. Le récit de son voyage, enchâssé dans une autre intrigue qui illustre la virtuosité de l'auteur, est un des moments forts du livre. Silverberg excelle à suggérer l'étrangeté de l'humain dans la diversité de ses moeurs. Dans le dernier tableau, un juif un rien fanatique nommé Moshe espère réussir l'Exode en gagnant les étoiles avec des fusées mais le prototype explose et le tue, ruinant les espoirs de la toute petite population, très marginalisée, des Juifs, qui est la seule à croire à un Dieu unique. Ils sont dix mille à peine et n'ont pas connu la Diaspora.

Sur près de deux mille ans, Silverberg illustre par tableaux successifs une histoire parallèle d’un Empire Romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le Christianisme en est absent, ne serait-ce que parce que les Juifs n’ont jamais réussi à quitter l’Égypte des Pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l’Empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d’Arabie avant qu’il ait eu le temps de fonder l’Islam. Et donc l’Empire a survécu, avec ses dieux auxquels personne ne croit. Trop vaste pour être gouverné par un seul homme, il est le plus souvent divisé en deux zones d’influence, l’Empire d’Orient et l’Empire d’Occident qui parfois se chamaillent, se font même la guerre mais finissent toujours par se réunifier.La technologie évolue plus lentement que dans notre continuum historique. Le téléphone existe et la voiture automobile fait son apparition, mais cette technologie n’est jamais très présente. De même, l’Amérique a été explorée à peu près à l’époque de nos Grandes Découvertes, mais après deux tentatives ratées d’invasion, l’Empire renonce et les étranges sociétés de l’Outre-Atlantique poursuivent leur développement. De même, Rome ne s’attaque jamais sérieusement à l’Inde et à la Chine: l’Empire est déjà trop grand, trop difficile à gérer et à maintenir uni.Pourtant, un Empereur entreprend de faire le tour de la Terre et y parvient. Le récit de son voyage, enchâssé dans une autre intrigue qui illustre la virtuosité de l’auteur, est un des moments forts du livre. Silverberg excelle à suggérer l’étrangeté de l’humain dans la diversité de ses moeurs. Dans le dernier tableau, un juif un rien fanatique nommé Moshe espère réussir l’Exode en gagnant les étoiles avec des fusées mais le prototype explose et le tue, ruinant les espoirs de la toute petite population, très marginalisée, des Juifs, qui est la seule à croire à un Dieu unique. Ils sont dix mille à peine et n’ont pas connu la Diaspora.

AUTEUR

Robert Silverberg

Robert Silverberg est l'un des maîtres contemporains de la science-fiction. Dans la collection « Ailleurs et Demain », il a notamment fait paraître Les Monades urbaines, L'Homme stochastique, Shadrak dans la fournaise, L'Étoile des Gitans, À la fin de l'hiver, Les Royaumes du mur, Ciel brûlant de minuit et, à la suite du Château de Lord Valentin, les sept romans du cycle de Majipoor dont Le Roi des rêves, paru en avril 2002, est le dernier. Robert Silverberg a reçu en 2004 pour l'ensemble de son oeuvre le titre de Grand Maître de la science-fiction, la plus haute distinction honorifique du domaine, décerné par l'Association des auteurs américains de science-fiction.

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