Jules Renard – Journal

Auteur


Parution: 17Juillet 1990
Pages: 1140
Format: 196mm x 131mm
Prix: 44.95 $
ISBN: 978-2-221-05874-9


Jules Renard – Journal

« J'ai le goût du sublime, et je n'aime que la vérité ». Cette réflexion, Jules Renard (1864-1910) l'a inscrite dans son Journal sous la date du premier janvier 1901, un journal qu'il a commencé à tenir une bonne dizaine d'années plus tôt et qu'il ne lâchera plus jusqu'à sa mort. Comme tous les timides, il répugnait à se confier aux autres. C'est son Journal qui lui sert de confident, d'interlocuteur, de complice. C'est à lui qu'il confie ses envies, ses doutes, ses craintes, par exemple celle des femmes : « Je les aime toutes. Je fais des folies pour elles. Je me mine en rêves. » Dreyfusard, anticlérical, antireligieux convaincu, il n'en est pas à une contradiction près : « j'ai l'esprit anticlérical et un coeur de moine. » Il avait la conscience amère, injuste et orgueilleuse de ses limites, mais aussi de ses qualités, celles des grands écrivains – l'humour, l'ironie, la poésie : « Les ironistes, ces poètes scrupuleux, inquiets jusqu'à se déguiser. » Portrait d'une époque et d'un milieu portrait, portrait d'une âme poétique jusqu'à la souffrance, le Journal de Jules Renard est un chef-d'oeuvre de la langue française et le témoignage d'un grand moraliste : « Je me fais une haute idée morale et littéraire de l'humour ». Cette édition a été présentée et annotée par Henry Bouillier, professeur émérite de l'université de Paris IV-Sorbonne et spécialiste réputé de la littérature du XXe siècle, de Segalen en particulier, dont il a publié deux volumes d'Oeuvres dans « Bouquins ».

« J’ai le goût du sublime, et je n’aime que la vérité ». Cette réflexion, Jules Renard (1864-1910) l’a inscrite dans son Journal sous la date du premier janvier 1901, un journal qu’il a commencé à tenir une bonne dizaine d’années plus tôt et qu’il ne lâchera plus jusqu’à sa mort. Comme tous les timides, il répugnait à se confier aux autres. C’est son Journal qui lui sert de confident, d’interlocuteur, de complice.
C’est à lui qu’il confie ses envies, ses doutes, ses craintes, par exemple celle des femmes : « Je les aime toutes. Je fais des folies pour elles. Je me mine en rêves. » Dreyfusard, anticlérical, antireligieux convaincu, il n’en est pas à une contradiction près : « j’ai l’esprit anticlérical et un coeur de moine. »
Il avait la conscience amère, injuste et orgueilleuse de ses limites, mais aussi de ses qualités, celles des grands écrivains – l’humour, l’ironie, la poésie : « Les ironistes, ces poètes scrupuleux, inquiets jusqu’à se déguiser. »
Portrait d’une époque et d’un milieu portrait, portrait d’une âme poétique jusqu’à la souffrance, le Journal de Jules Renard est un chef-d’oeuvre de la langue française et le témoignage d’un grand moraliste : « Je me fais une haute idée morale et littéraire de l’humour ».
Cette édition a été présentée et annotée par Henry Bouillier, professeur émérite de l’université de Paris IV-Sorbonne et spécialiste réputé de la littérature du XXe siècle, de Segalen en particulier, dont il a publié deux volumes d’Oeuvres dans « Bouquins ».

AUTEUR

Jules Renard

Suggestions