L’Inconnue de Birobidjan

Auteur


Parution: 20Février 2012
Pages: 440
Format: 153mm x 240mm
Prix: 29.95 $
ISBN: 978-2-221-12390-4


L’Inconnue de Birobidjan

Juin 1950. Washington. McCarthy et son équipe interrogent une certaine Maria Apron. Elle est accusée d'être entrée aux États-Unis avec un faux passeport et d'avoir assassiné un agent secret américain en Union soviétique. Avant elle, Orson Welles, Lauren Bacall, Arthur Miller et des centaines d'autres artistes soupçonnés de sympathies communistes ont été interrogés par McCarthy. Leur carrière a été détruite, leurs famille ont été brisées.
Pour se défendre, Maria Apron n'a que ses souvenirs. En actrice consommée, elle va, telle Shéhérazade, les distiller à ses accusateurs pour sauver sa tête.
Maria Apron, de son vrai nom Marina Andreïva, commence par une révélation scandaleuse : oui, elle a connu Staline ; elle a même été sa maîtresse.
En octobre 1932, elle a dix-neuf ans et est l'étoile montante du théâtre moscovite. Invitée au dîner fêtant l'anniversaire de la Révolution, Marina découvre la réalité du Kremlin. Devant elle, Staline déclare à ses convives, dont beaucoup sont juifs, que le Birobidjan, un petit pays de Sibérie, sera désormais une région autonome juive : les Juifs du monde entier pourront y émigrer et la langue officielle sera le yiddish. Ce soir-là, Marina, partagée entre la répulsion et la fascination, se laisse séduire par Staline. Mais Nadejda Allilouïeva, l'épouse de Staline, se suicide pendant que son mari est avec Marina.
Marina doit se faire oublier. Sa carrière est interrompue, puis elle doit fuir Moscou. Où aller ? Vers qui se tourner ? Ironie de l'histoire, elle, la jeune actrice antisémite, se retrouve au Birobidjan. Dans ce petit pays, elle découvre la vitalité du théâtre yiddish, renommé dans le monde entier. Et c'est là, auprès de vieux comédiens, que Marina renoue avec le travail d'actrice, le grand, le vrai, exigeant et généreux. Elle oublie les années de terreur, croit au bonheur, tombe amoureuse. Il s'appelle Michael Apron, il est médecin et... américain.
Mais la fin de la Seconde Guerre mondiale modifie les équilibres politiques : les Américains, alliés d'hier, deviennent les nouveaux ennemis. Accusé d'espionnage, Michael est envoyé au Goulag. Pour le tirer du camp sibérien où il doit mourir, Marina brave l'enfer...

Durant les quatre journées de son procès, Marina raconte plus que sa vie : l'aventure vertigineuse d'une femme qui défie l'Histoire avec pour seules armes l'amour d'un homme, la puissance du théâtre et la beauté d'une langue.

Juin 1950. Washington. McCarthy et son équipe interrogent une certaine Maria Apron. Elle est accusée d’être entrée aux États-Unis avec un faux passeport et d’avoir assassiné un agent secret américain en Union soviétique. Avant elle, Orson Welles, Lauren Bacall, Arthur Miller et des centaines d’autres artistes soupçonnés de sympathies communistes ont été interrogés par McCarthy. Leur carrière a été détruite, leurs famille ont été brisées.
Pour se défendre, Maria Apron n’a que ses souvenirs. En actrice consommée, elle va, telle Shéhérazade, les distiller à ses accusateurs pour sauver sa tête.
Maria Apron, de son vrai nom Marina Andreïva, commence par une révélation scandaleuse : oui, elle a connu Staline ; elle a même été sa maîtresse.
En octobre 1932, elle a dix-neuf ans et est l’étoile montante du théâtre moscovite. Invitée au dîner fêtant l’anniversaire de la Révolution, Marina découvre la réalité du Kremlin. Devant elle, Staline déclare à ses convives, dont beaucoup sont juifs, que le Birobidjan, un petit pays de Sibérie, sera désormais une région autonome juive : les Juifs du monde entier pourront y émigrer et la langue officielle sera le yiddish. Ce soir-là, Marina, partagée entre la répulsion et la fascination, se laisse séduire par Staline. Mais Nadejda Allilouïeva, l’épouse de Staline, se suicide pendant que son mari est avec Marina.
Marina doit se faire oublier. Sa carrière est interrompue, puis elle doit fuir Moscou. Où aller ? Vers qui se tourner ? Ironie de l’histoire, elle, la jeune actrice antisémite, se retrouve au Birobidjan. Dans ce petit pays, elle découvre la vitalité du théâtre yiddish, renommé dans le monde entier. Et c’est là, auprès de vieux comédiens, que Marina renoue avec le travail d’actrice, le grand, le vrai, exigeant et généreux. Elle oublie les années de terreur, croit au bonheur, tombe amoureuse. Il s’appelle Michael Apron, il est médecin et… américain.
Mais la fin de la Seconde Guerre mondiale modifie les équilibres politiques : les Américains, alliés d’hier, deviennent les nouveaux ennemis. Accusé d’espionnage, Michael est envoyé au Goulag. Pour le tirer du camp sibérien où il doit mourir, Marina brave l’enfer…

Durant les quatre journées de son procès, Marina raconte plus que sa vie : l’aventure vertigineuse d’une femme qui défie l’Histoire avec pour seules armes l’amour d’un homme, la puissance du théâtre et la beauté d’une langue.

AUTEUR

Marek Halter

La culture musulmane accompagne depuis toujours Marek Halter, le juif polonais qui a passé une partie de son enfance à l'ombre des muezzins d'Ouzbékistan. Profondément oecuménique, Marek Halter encourage depuis toujours le dialogue interreligieux et organise des événements symboliquement forts pour rapprocher les représentants des trois religieux monothéistes et réconcilier juifs et musulmans. Parue aux Éditions Robert Laffont, sa tétralogie Les Femmes de la BibleSarah (2003), Tsippora (2004), Lilah (2005) et Marie (2006) – a connu un immense succès en France et à l'étranger.

Suggestions