La Servante noire

Auteur


Parution: 13Juin 2011
Pages: 336
Format: 135mm x 215mm
Prix: 41.95 $
ISBN: 978-2-221-11550-3


La Servante noire

L'amour est aveugle, qui porte l'un vers l'autre deux jeunes êtres qu'a priori tout sépare : d'un côté, Tancrède, cadet de l'une des plus importantes familles de la noblesse de robe normande ; de l'autre, Sophie, la servante du château. À y regarder d'un peu près, pourtant, ils ont quelque chose en commun, à savoir leur « différence ». Tancrède de Miromesnil est venu au monde avec un handicap physique : il est bossu. Quant à Sophie, née Zénaïde sur quelque île lointaine, elle est également reconnaissable entre tous pour la simple raison qu'elle a la peau noire.

Un double événement vient contrarier l'histoire de cet impossible amour naissant. L'annonce de la mort de son frère aîné - qui fait de Tancrède l'héritier présomptif des Miromesnil et lui confère un rôle politique en tant que parlementaire - est, en effet, suivie de celle de la jacquerie suscitée par l'instauration d'un nouvel impôt royal dans la région. Tancrède, jeune homme au caractère impulsif et à l'âme romantique, voit dans ce soulèvement des « petits » contre les « gros » l'occasion d'une revanche sur le sort. Il prend résolument fait et cause pour le peuple et précipite Sophie dans les bras de Jean, un paysan attaché au domaine familial, dont il envie secrètement la vigueur et la beauté.

Librement inspiré de la révolte des va-nu-pieds, qui secoua la Normandie au XVIIe siècle, La Servante noire clôt en beauté « La trilogie des servantes ». Tancrède, le « bancroche », comme il n'hésite pas à se nommer, sorte de cousin contrefait de Fabrice à Waterloo, Sophie, servante à la voix d'ange et amante à la dévotion héroïque, mais encore Jean, tour à tour sombre et lumineux, l'abbé Vatelot, discrète conscience politique et morale de la jeunesse révoltée, ou Mme de Miromesnil, mère meurtrie par les disparitions de son fils puis de son mari, et qui cependant se révèle dans l'adversité... Autant de portraits sensibles que ce plaidoyer en faveur de la différence transforme, sous la plume inspirée de Martine Marie Muller, en figures inoubliables.

L’amour est aveugle, qui porte l’un vers l’autre deux jeunes êtres qu’a priori tout sépare : d’un côté, Tancrède, cadet de l’une des plus importantes familles de la noblesse de robe normande ; de l’autre, Sophie, la servante du château. À y regarder d’un peu près, pourtant, ils ont quelque chose en commun, à savoir leur « différence ». Tancrède de Miromesnil est venu au monde avec un handicap physique : il est bossu. Quant à Sophie, née Zénaïde sur quelque île lointaine, elle est également reconnaissable entre tous pour la simple raison qu’elle a la peau noire.

Un double événement vient contrarier l’histoire de cet impossible amour naissant. L’annonce de la mort de son frère aîné – qui fait de Tancrède l’héritier présomptif des Miromesnil et lui confère un rôle politique en tant que parlementaire – est, en effet, suivie de celle de la jacquerie suscitée par l’instauration d’un nouvel impôt royal dans la région. Tancrède, jeune homme au caractère impulsif et à l’âme romantique, voit dans ce soulèvement des « petits » contre les « gros » l’occasion d’une revanche sur le sort. Il prend résolument fait et cause pour le peuple et précipite Sophie dans les bras de Jean, un paysan attaché au domaine familial, dont il envie secrètement la vigueur et la beauté.

Librement inspiré de la révolte des va-nu-pieds, qui secoua la Normandie au XVIIe siècle, La Servante noire clôt en beauté « La trilogie des servantes ». Tancrède, le « bancroche », comme il n’hésite pas à se nommer, sorte de cousin contrefait de Fabrice à Waterloo, Sophie, servante à la voix d’ange et amante à la dévotion héroïque, mais encore Jean, tour à tour sombre et lumineux, l’abbé Vatelot, discrète conscience politique et morale de la jeunesse révoltée, ou Mme de Miromesnil, mère meurtrie par les disparitions de son fils puis de son mari, et qui cependant se révèle dans l’adversité… Autant de portraits sensibles que ce plaidoyer en faveur de la différence transforme, sous la plume inspirée de Martine Marie Muller, en figures inoubliables.

AUTEUR

Martine Marie Muller

D'origine alsacienne et béarnaise, Martine Marie Muller est professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne. Elle a notamment publié, aux Éditions Robert Laffont, La Porte, L'Homme de la frontière, Quai des Amériques, Les Enfants de l'Arche et « La trilogie des servantes » (Mademoiselle des palissages, La Servante de Monsieur Vincent et La Servante noire).

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