Le salon des petites vertus

Auteur


Parution: 30Mai 2000
Pages: 252
Format: 135mm x 215mm
Prix: 24.95 $
ISBN: 978-2-221-09171-5


Le salon des petites vertus

Dans le salon d'Émilie d'Entraygue, où se pratique l'art de la conversation, tout comme au siècle passé, cinq histoires vont être racontées : cinq histoires où l'on verra des femmes, vicieusement vertueuses, user d'armes aussi perverses qu'inattendues... Grâce à sa profonde connaissance de l'Italie, et à ses aventures dans la Rome d'aujourd'hui, Alexandra Lapierre nous plonge dans une extraordinaire société fin de siècle où se trament des destins baroques et fascinants... " En tournant sa petite cuiller dans sa tasse, la Signorina, ou l'une de ses convives, commençait à raconter une histoire. Une histoire vraie : l'histoire d'une femme - héroïne ou victime - dont les aventures se nouaient ici, entre les palais des papes et les chapelles des princes, parmi les membres de la communauté internationale. La narratrice pouvait se choisir comme protagoniste de son récit. Elle pouvait aussi évoquer les aventures d'une femme dont elle avait entendu parler, pourvu que cette femme ait existé... Cette règle s'était imposée. La grande scène des spectacles que les salotierre s'offraient à elles-mêmes, elles les montaient sur les lieux de mémoire qu'elles fréquentaient, dans les somptueuses résidences de la diplomatie mondiale, dans les salles de bal et les galeries de multiples ambassades. Plus le théâtre serait grandiose, mieux le drame -ou la comédie - se jouerait dans la noire profondeur des coulisses. Ainsi le voulaient les lois de l'esthétique, telles qu'on les pratiquait sur la terrasse de la Piazza Navona. En contrapposto du décor, les grandes mondaines de Rome goûtaient la beauté des vies minuscules ; la poésie des destinées obscures ; la puissance des corps contristés et des âmes de vestales... Le public du salon avait en horreur les clichés de la féminité triomphante, en horreur ces personnages hors du commun dont les exploits s'étalaient sur les quatrièmes de couverture des romans et des biographies... Ah ! mais le secret des chastes, des prudes et des laissées-pour-compte ! Le pouvoir des laides et des immaculées... "

Dans le salon d’Émilie d’Entraygue, où se pratique l’art de la conversation, tout comme au siècle passé, cinq histoires vont être racontées : cinq histoires où l’on verra des femmes, vicieusement vertueuses, user d’armes aussi perverses qu’inattendues… Grâce à sa profonde connaissance de l’Italie, et à ses aventures dans la Rome d’aujourd’hui, Alexandra Lapierre nous plonge dans une extraordinaire société fin de siècle où se trament des destins baroques et fascinants…  » En tournant sa petite cuiller dans sa tasse, la Signorina, ou l’une de ses convives, commençait à raconter une histoire. Une histoire vraie : l’histoire d’une femme – héroïne ou victime – dont les aventures se nouaient ici, entre les palais des papes et les chapelles des princes, parmi les membres de la communauté internationale. La narratrice pouvait se choisir comme protagoniste de son récit. Elle pouvait aussi évoquer les aventures d’une femme dont elle avait entendu parler, pourvu que cette femme ait existé… Cette règle s’était imposée. La grande scène des spectacles que les salotierre s’offraient à elles-mêmes, elles les montaient sur les lieux de mémoire qu’elles fréquentaient, dans les somptueuses résidences de la diplomatie mondiale, dans les salles de bal et les galeries de multiples ambassades. Plus le théâtre serait grandiose, mieux le drame -ou la comédie – se jouerait dans la noire profondeur des coulisses. Ainsi le voulaient les lois de l’esthétique, telles qu’on les pratiquait sur la terrasse de la Piazza Navona. En contrapposto du décor, les grandes mondaines de Rome goûtaient la beauté des vies minuscules ; la poésie des destinées obscures ; la puissance des corps contristés et des âmes de vestales… Le public du salon avait en horreur les clichés de la féminité triomphante, en horreur ces personnages hors du commun dont les exploits s’étalaient sur les quatrièmes de couverture des romans et des biographies… Ah ! mais le secret des chastes, des prudes et des laissées-pour-compte ! Le pouvoir des laides et des immaculées… « 

AUTEUR

Alexandra Lapierre

Pendant cinq ans, Alexandra Lapierre a mené une extraordinaire enquête sur les traces d'Artemisia Gentileschi, la poursuivant dans les documents d'archives de l'Europe entière, s'installant à Rome dans la rue même où vécut son héroïne. Sa parfaite connaissance du contexte historique, son acharnement à débusquer les indices lui ont permis de reconstituer, à quatre siècles de distance, les sons, les couleurs, les odeurs dont fut imprégnée l'existence d'Artemisia. Publié avec succès dans le monde entier, son récit a contribué à faire sortir de l'oubli l'immense artiste que fut Artemisia Gentileschi. Aux Éditions Robert Laffont, Alexandra Lapierre a notamment publié FannyStevenson (Grand Prix des lectrices de Elle, 1994).

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