Ma famille Mitterrand

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Parution: 08Août 2002
Pages: 234
Format: 135mm x 215mm
Prix: 29.95 $
ISBN: 978-2-221-09525-6


Ma famille Mitterrand

1933. Hitler prend le pouvoir en Allemagne. Édith Cahier a douze ans, elle vit à Marseille, avec ses parents et ses frères, chez une tante qui les a accueillis et qui l'adore. Mais son père, militaire, est muté à Paris. Gravement atteinte de tuberculose, sa mère est loin. Dans cette capitale qu'elle déteste d'emblée, la jeune Édith vit étouffée sous le joug d'un père autocrate et réactionnaire. Elle sort peu, ne voit personne et vit ces années d'adolescence comme un véritable emprisonnement.1938. Daladier signe les accords de Munich. Édith a dix-sept ans, aucune maturité, aucune clef pour comprendre ce monde au bord du chaos dont parlent les adultes autour d'elle. Mais l'intelligence de sentir que les propos antisémites qu'elle entend chez son oncle (fondateur de la fameuse «Cagoule»), le dimanche, la choquent.1939. Quelques semaines avant la déclaration de guerre, Édith rencontre Robert Mitterrand, brillant polytechnicien. Un peu plus tard, il la demande en mariage, puis la présente à sa famille. Édith est heureuse, enfin. Elle sent qu'elle a trouvé sa place dans cette tribu, chaleureuse, tolérante, ouverte d'esprit, qui l'accueille à bras ouverts, à commencer par François, le frère le plus proche de Robert. Drôles de circonstances que de débuter, paradoxalement, son existence de jeune femme libre en période de guerre. Que de découvrir en même temps que la vie conjugale et la maternité, la peur tenaillée au ventre par les bottes allemandes sur le pavé de Paris, les interminables files d'attente pour rapporter à manger, les alertes en pleine nuit. Puis le départ en Savoie, parce que ses deux fils sont malades, l'éloignement de Robert, engagé dans la Résistance, la solitude dans les dernières années de la guerre... Ces souvenirs indélébiles marqueront à jamais sa personnalité et la révèleront à elle-même, une mère avant tout, qui divorcera douloureusement quelques années plus tard.C'est en effet pour ses trois fils, Jean-Gabriel, Olivier et Frédéric, qu'Édith Mitterrand a tout d'abord voulu remonter le fil de ses souvenirs, «comme une façon de combler les non-dits». Si son histoire nous touche tant, c'est parce que sa mémoire partagée est un peu celle de chacun d'entre nous. C'est aussi parce que son appartenance à la famille Mitterrand fait d'elle un témoin exceptionnel de la France de l'après-guerre et des «années Mitterrand».

1933. Hitler prend le pouvoir en Allemagne. Édith Cahier a douze ans, elle vit à Marseille, avec ses parents et ses frères, chez une tante qui les a accueillis et qui l’adore. Mais son père, militaire, est muté à Paris. Gravement atteinte de tuberculose, sa mère est loin. Dans cette capitale qu’elle déteste d’emblée, la jeune Édith vit étouffée sous le joug d’un père autocrate et réactionnaire. Elle sort peu, ne voit personne et vit ces années d’adolescence comme un véritable emprisonnement.1938. Daladier signe les accords de Munich. Édith a dix-sept ans, aucune maturité, aucune clef pour comprendre ce monde au bord du chaos dont parlent les adultes autour d’elle. Mais l’intelligence de sentir que les propos antisémites qu’elle entend chez son oncle (fondateur de la fameuse «Cagoule»), le dimanche, la choquent.1939. Quelques semaines avant la déclaration de guerre, Édith rencontre Robert Mitterrand, brillant polytechnicien. Un peu plus tard, il la demande en mariage, puis la présente à sa famille. Édith est heureuse, enfin. Elle sent qu’elle a trouvé sa place dans cette tribu, chaleureuse, tolérante, ouverte d’esprit, qui l’accueille à bras ouverts, à commencer par François, le frère le plus proche de Robert. Drôles de circonstances que de débuter, paradoxalement, son existence de jeune femme libre en période de guerre. Que de découvrir en même temps que la vie conjugale et la maternité, la peur tenaillée au ventre par les bottes allemandes sur le pavé de Paris, les interminables files d’attente pour rapporter à manger, les alertes en pleine nuit. Puis le départ en Savoie, parce que ses deux fils sont malades, l’éloignement de Robert, engagé dans la Résistance, la solitude dans les dernières années de la guerre… Ces souvenirs indélébiles marqueront à jamais sa personnalité et la révèleront à elle-même, une mère avant tout, qui divorcera douloureusement quelques années plus tard.C’est en effet pour ses trois fils, Jean-Gabriel, Olivier et Frédéric, qu’Édith Mitterrand a tout d’abord voulu remonter le fil de ses souvenirs, «comme une façon de combler les non-dits». Si son histoire nous touche tant, c’est parce que sa mémoire partagée est un peu celle de chacun d’entre nous. C’est aussi parce que son appartenance à la famille Mitterrand fait d’elle un témoin exceptionnel de la France de l’après-guerre et des «années Mitterrand».

AUTEUR

Edith Cahier

Edith Cahier est la belle-soeur de François Mitterrand et la mère de Frédéric Mitterrand.

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