Onze histoires de solitude

Auteur

Traducteur


Parution: 08Juin 2009
Pages: 378
Format: 122mm x 182mm
Prix: 14.95 $
ISBN: 978-2-221-11296-0


Onze histoires de solitude

Traducteur

Écrites entre 1951 et 1961, les onze nouvelles du recueil traitent de ce mal intemporel qu’est la solitude. La grande majorité des personnages de Richard Yates est composée d’outsiders, d’incompris qui sont rejetés par la communauté qu’ils tentent désespérément d’intégrer. Que ce soit dans l’armée (« Quand Jimmy reverra sa brune »), à l’école (« Le docteur jeu de quilles »), dans la rédaction d’un journal (« Contre les requins ») ou dans un hôpital (« Fini l’an ‘ieux, ‘ive l’an neuf! »), ils luttent pour trouver leur place dans la société. Comme le disait l’auteur, ceux qui réussissent ne l’intéressent pas. Jamais méchant mais sans concession, il préfère pointer les failles d’hommes et de femmes ordinaires souvent victimes des circonstances.
Dans ces nouvelles finement aiguisées et dont les mots sont délicatement choisis, il met aussi en lumière une époque particulière de l’Amérique. Celle où le rêve américain se réalisait enfin et, en même temps, où il commençait pour certains à sonner faux. C’est l’après-guerre, la naissance des banlieues, le conformisme. Les soldats reviennent traumatisés mais sont censés agir comme si tout allait bien. Les jeunes s’accrochent difficilement aux plus basses marches de l’échelle sociale. Ils sont coincés dans des mariages insatisfaisants où la femme, si elle n’est pas secrétaire pour aider aux fins de mois difficiles, attend sagement son mari à la maison (« Sans peur et sans reproche » et « Tout le bonheur du monde »). Enfin, c’est le temps des martinis, des pianos-jazz où il règne comme un arrière-goût de l’époque fitzgeraldienne (« Un pianiste de jazz formidable »).

AUTEUR

Richard Yates

Richard Yates naît en 1926 dans l'État de New York. Après une enfance instable dominée par le divorce de ses parents, il rejoint l'armée et est envoyé en France, puis en Allemagne juste après la Seconde Guerre mondiale. De retour à New York au début des années 1950, il devient journaliste puis nègre – il écrit pendant un temps les discours du sénateur Robert Kennedy – avant de travailler dans la publicité. En 1961, paraît aux États-Unis La Fenêtre panoramique, qui est un formidable succès critique. Après la publication de ce premier roman, finaliste du National Book Award, il enseigne entre autres à l'université de Colombia, à Manhattan, puis à celle de Boston. Il est soutenu par de nombreux écrivains dont Kurt Vonnegut, Dorothy Parker, William Styron ou Tennessee Williams et exerce une forte influence sur Andre Dubus, Raymond Carver et Richard Ford. Il meurt en 1992.

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