Pensées

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Parution: 08Octobre 1991
Pages: 1220
Format: 133mm x 197mm
Prix: 44.95 $
ISBN: 978-2-221-05960-9


Pensées

Montesquieu a passé sa vie à observer ses contemporains, à étudier leur comportement. Sa curiosité était pour lui une intarissable source de plaisir. Consignant tout – lectures, rencontres, jugements –, il refusait toutefois de livrer au public ses notes : “Je me garderai bien de répondre de toutes les pensées qui sont ici, écrit-il en tête d'un de ces volumineux manuscrits. Je n'ai mis là la plupart que parce que je n'ai pas eu le temps de les réfléchir, et j'y penserai quand j'en ferai usage.” Cet usage, nous le connaissons pour partie : ce sont les Lettres persanes ou l'esprit des lois. Livres de critique, certes, mais pondérés. Dans les Pensées et dans le Spicilège, nous découvrons un Montesquieu polémiste vigoureux, portraitiste impitoyable, moraliste désabusé, lecteur boulimique. Que pense-t-il de Voltaire ? “Il semble que c'est un notaire qui parle.” Du succès de Manon Lescaut ? “Je ne suis pas étonné que ce roman dont le héros est un fripon et l'héroïne une catin [...] plaise ; parce que toutes les mauvaises actions du héros [...] ont pour motif l'amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse.” Du changement des régimes en politique ? “L'amour du successeur n'est autre chose que la haine du prédécesseur.” Des femmes ? “Quand on veut dire des sottises aux femmes, il ne faut pas parler à l'oreille, mais à l'imagination.” Des modes vestimentaires ? “Il n'y a pas deux cents ans que les femmes françaises s'avisèrent de prendre des caleçons. Elles se défirent bientôt de cet obstacle.” Grâce à ces textes, nous pénétrons dans l'intimité d'un homme qui s'est caché derrière un masque..

Montesquieu a passé sa vie à observer ses contemporains, à étudier leur comportement. Sa curiosité était pour lui une intarissable source de plaisir. Consignant tout – lectures, rencontres, jugements –, il refusait toutefois de livrer au public ses notes : “Je me garderai bien de répondre de toutes les pensées qui sont ici, écrit-il en tête d’un de ces volumineux manuscrits. Je n’ai mis là la plupart que parce que je n’ai pas eu le temps de les réfléchir, et j’y penserai quand j’en ferai usage.” Cet usage, nous le connaissons pour partie : ce sont les Lettres persanes ou l’esprit des lois. Livres de critique, certes, mais pondérés. Dans les Pensées et dans le Spicilège, nous découvrons un Montesquieu polémiste vigoureux, portraitiste impitoyable, moraliste désabusé, lecteur boulimique. Que pense-t-il de Voltaire ? “Il semble que c’est un notaire qui parle.” Du succès de Manon Lescaut ? “Je ne suis pas étonné que ce roman dont le héros est un fripon et l’héroïne une catin […] plaise ; parce que toutes les mauvaises actions du héros […] ont pour motif l’amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse.” Du changement des régimes en politique ? “L’amour du successeur n’est autre chose que la haine du prédécesseur.” Des femmes ? “Quand on veut dire des sottises aux femmes, il ne faut pas parler à l’oreille, mais à l’imagination.” Des modes vestimentaires ? “Il n’y a pas deux cents ans que les femmes françaises s’avisèrent de prendre des caleçons. Elles se défirent bientôt de cet obstacle.” Grâce à ces textes, nous pénétrons dans l’intimité d’un homme qui s’est caché derrière un masque..

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Montesquieu

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