Prestige et Infamie

Auteur


Parution: 04Octobre 2010
Pages: 1312
Format: 132mm x 198mm
Prix: 62.95 $
ISBN: 978-2-221-11526-8


Prestige et Infamie

Pourquoi, à un homme parvenu au faîte de sa carrière, vient-il insidieusement ou tout à coup le besoin de se détruire ? Cette question a hanté très jeune Dominique Fernandez, lui-même fils d'un écrivain qui a connu la gloire avant de sombrer dans la déchéance. Depuis la parution de Ramon en 2009, nous savons que cette obsession est aussi au centre d'une grande partie de son oeuvre. Ce volume rassemble quatre romans majeurs de l'écrivain : Signor Giovanni, Dans la main de l'ange (prix Goncourt en 1982), Le Dernier des Médicis et La Course à l'abîme, autant de portraits de personnages qui ont connu ce passage du prestige à l'infamie. Le premier est Winckelmann, le héros de Signor Giovanni, grand savant en quête du « beau idéal », dont la vie bascule soudain dans le désir de se « dévaloriser » et de côtoyer le pire. La deuxième de ces destinées maudites est celle de l'écrivain et cinéaste Pier Paolo Pasolini assassiné sur une plage d'Ostie en 1975, dans des conditions restées très mystérieuses. Dans La main de l'ange, Dominique Fernandez raconte l'acharnement d'un créateur à démentir l'image qu'on s'est faite de lui et à s'inventer une double identité, où la solidité le dispute à la fragilité et au déchirement. On retrouve cette volonté d'autodestruction et de subversion sociale chez Gian Gastone, l'héritier d'une lignée prestigieuse, celle des Médicis. Prenant le contre-pied de la tradition familiale, celui-ci a délibérément mené une vie de turpitudes en tous genres, qui l'a plongé dans les bas-fonds de la cité florentine. Le dernier roman, La Course à l'abîme, raconte l'ascension d'un jeune peintre de génie, Caravage, lequel, à force de provocations et de dépravations, dans son oeuvre comme dans sa vie, connaît une descente en enfer jusqu'à disparaître - suicide ou assassinat, ce ne sera jamais élucidé.

Pourquoi, à un homme parvenu au faîte de sa carrière, vient-il insidieusement ou tout à coup le besoin de se détruire ? Cette question a hanté très jeune Dominique Fernandez, lui-même fils d’un écrivain qui a connu la gloire avant de sombrer dans la déchéance. Depuis la parution de Ramon en 2009, nous savons que cette obsession est aussi au centre d’une grande partie de son oeuvre. Ce volume rassemble quatre romans majeurs de l’écrivain : Signor Giovanni, Dans la main de l’ange (prix Goncourt en 1982), Le Dernier des Médicis et La Course à l’abîme, autant de portraits de personnages qui ont connu ce passage du prestige à l’infamie. Le premier est Winckelmann, le héros de Signor Giovanni, grand savant en quête du « beau idéal », dont la vie bascule soudain dans le désir de se « dévaloriser » et de côtoyer le pire. La deuxième de ces destinées maudites est celle de l’écrivain et cinéaste Pier Paolo Pasolini assassiné sur une plage d’Ostie en 1975, dans des conditions restées très mystérieuses. Dans La main de l’ange, Dominique Fernandez raconte l’acharnement d’un créateur à démentir l’image qu’on s’est faite de lui et à s’inventer une double identité, où la solidité le dispute à la fragilité et au déchirement. On retrouve cette volonté d’autodestruction et de subversion sociale chez Gian Gastone, l’héritier d’une lignée prestigieuse, celle des Médicis. Prenant le contre-pied de la tradition familiale, celui-ci a délibérément mené une vie de turpitudes en tous genres, qui l’a plongé dans les bas-fonds de la cité florentine. Le dernier roman, La Course à l’abîme, raconte l’ascension d’un jeune peintre de génie, Caravage, lequel, à force de provocations et de dépravations, dans son oeuvre comme dans sa vie, connaît une descente en enfer jusqu’à disparaître – suicide ou assassinat, ce ne sera jamais élucidé.

AUTEUR

Dominique Fernandez

Dominique Fernandez est né à Paris en 1929. École normale supérieure, agrégation d'italien, doctorat ès lettres. Il écrit pour Le Nouvel Observateur. Il a obtenu le prix Médicis en 1974 pour Porporino ou les Mystères de Naples, le prix Goncourt en 1982 pour Dans la main de l'ange. Il publie L'Art de raconter en 2007, année où il est élu à l'Académie française. Derniers livres parus : Ramon, 2009 et Tolstoï, 2010.

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