Seuls les vivants créent le monde

Auteur
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Parution: Octobre 2018
Pages: 176
Format: 135mm x 215mm
Prix: 23,95 $
ISBN: 978-2-221-22150-1


Seuls les vivants créent le monde

Publiés à « chaud » entre août 1914 et août 1918, les textes réunis ici – articles, manifestes et reportages inédits en français sur sa propre expérience des combats et sur le bouleversement de l'Europe ravagée par le conflit – montrent l'évolution de Stefan Zweig à un moment clé de l'histoire et de sa vie. On y découvre que ses positions pendant la Grande Guerre sont mouvantes, complexes, sinon contradictoires : elles ont changé l'homme et transformé l'artiste, lui donnant une épaisseur qu'il n'avait pas. Zweig, qui revendiquait une pensée humaniste, semble, confronté à la réalité de la guerre, abdiquer. Dans un premier temps, il est, comme bien d'autres, emporté par le déferlement des passions et par un élan patriotique quasi mystique. Puis il rejoint peu à peu les idées pacifistes de son ami Romain Rolland, notamment après son voyage en Galicie de juillet 1915 durant lequel il constate les horreurs « réelles » de la guerre. À partir de 1917, Zweig prend peu à peu le rôle de « guide spirituel » pour l'Europe, en signant de nouveaux textes, dont un saisissant « éloge du défaitisme », où il cherche à résister au « bourrage de crâne » qui s'exerce sans relâche sur les consciences individuelles. Un siècle après, son appel à la résurrection de l'esprit et de l'Europe retentit avec plus de force que jamais.

Publiés à « chaud » entre août 1914 et août 1918, les textes réunis ici – articles, manifestes et reportages inédits en français sur sa propre expérience des combats et sur le bouleversement de l’Europe ravagée par le conflit – montrent l’évolution de Stefan Zweig à un moment clé de l’histoire et de sa vie. On y découvre que ses positions pendant la Grande Guerre sont mouvantes, complexes, sinon contradictoires : elles ont changé l’homme et transformé l’artiste, lui donnant une épaisseur qu’il n’avait pas. Zweig, qui revendiquait une pensée humaniste, semble, confronté à la réalité de la guerre, abdiquer. Dans un premier temps, il est, comme bien d’autres, emporté par le déferlement des passions et par un élan patriotique quasi mystique. Puis il rejoint peu à peu les idées pacifistes de son ami Romain Rolland, notamment après son voyage en Galicie de juillet 1915 durant lequel il constate les horreurs « réelles » de la guerre.
À partir de 1917, Zweig prend peu à peu le rôle de « guide spirituel » pour l’Europe, en signant de nouveaux textes, dont un saisissant « éloge du défaitisme », où il cherche à résister au « bourrage de crâne » qui s’exerce sans relâche sur les consciences individuelles.
Un siècle après, son appel à la résurrection de l’esprit et de l’Europe retentit avec plus de force que jamais.

AUTEUR

David Sanson

Après sa sortie d'HEC, David Sanson a passé trois années à Leipzig, durant lesquelles il a effectué ses premiers séjours à Berlin. Il a ensuite exercé pendant quinze ans le métier de journaliste et poursuit depuis 2010 un triple parcours de conseiller artistique, d'auteur et de musicien. Il a publié un essai biographique sur Maurice Ravel, ainsi que la traduction du premier livre en français consacré à Arvo Pärt (Actes Sud) ; dans la collection « Bouquins », chez Robert Laffont, il a participé aux ouvrages collectifs Tout Bach et Tout Mozart, ainsi qu'au Dictionnaire du rock de Michka Assayas. En 2013-2014, David Sanson a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en tant qu'historien de la musique.

AUTEUR

Stefan Zweig

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