Dieu le Fils – Histoire d’une métamorphose

Auteur

Traducteur


Parution: 03Mai 2001
Pages: 336
Format: 153mm x 240mm
Prix: 34.95 $
ISBN: 978-2-221-09033-6


Dieu le Fils – Histoire d’une métamorphose

Traducteur

Qui était Jésus? Fils de l'homme? Fils de Dieu? Dieu incarné? Considérant la divinité du Christ comme une donnée littéraire et non comme un dogme théologique, Jack Miles interprète aujourd'hui l'Évangile, comme il l'a fait pour la Bible hébraïque dans son précédent livre «Dieu, une biographie». Au début de sa carrière publique, l'identité de Jésus demeure fort mystérieuse. Il inspire de grands espoirs, mais ces espoirs se mêlent de doutes: rien n'est tout à fait comme les Écritures l'ont annoncé. Si cet homme est le Messie, c'est un bien curieux messie. Et voilà qu'il laisse entendre que les promesses de Dieu s'appliquent aux étrangers autant qu'aux juifs. Chose plus scandaleuse encore, il prétend que Dieu renonce à toute distinction entre ami et ennemi et il demande qu'on tende l'autre joue. Très progressivement, au fil d'une véritable escalade de miracles et de provocations, Jésus laisse prudemment filtrer la vérité: son identité est divine. Dans le même temps, il annonce un autre secret: il va mourir, d'une mort dont il est lui-même l'artisan; il se laissera crucifier et ses disciples doivent s'apprêter à souffrir comme lui. Mais il leur fait miroiter une nouvelle promesse, presque indicible: à travers sa mort, ils accéderont à la vie éternelle. Il redéfinit ainsi les termes de l'alliance de Dieu avec Israël. Il n'exige plus de ses disciples un amour exclusif: ils doivent s'aimer les uns les autres, et, chose plus nouvelle encore, cet amour doit s'étendre aux étrangers. Le dénouement de la vie de Dieu intervient sous forme d'une seconde Pâque dans laquelle Dieu lui-même joue le rôle de l'agneau dont le sang sauve les innocents de la mort. Après un repas avec ses disciples, il marche à la mort avec sérénité. Après sa résurrection, il revient, comme il l'avait promis, insuffler son esprit à ses disciples. Pour donner à cette histoire l'intensité dramatique qui lui convient, Jack Miles s'est servi essentiellement de l'Évangile selon Saint Jean, le seul dans lequel le «suicide» est annoncé: «Les Juifs dirent alors: «Aurait-il l'intention de se tuer pour qu'il dise: "Là ou je vais, vous ne pouvez aller"?».

Qui était Jésus? Fils de l’homme? Fils de Dieu? Dieu incarné? Considérant la divinité du Christ comme une donnée littéraire et non comme un dogme théologique, Jack Miles interprète aujourd’hui l’Évangile, comme il l’a fait pour la Bible hébraïque dans son précédent livre «Dieu, une biographie». Au début de sa carrière publique, l’identité de Jésus demeure fort mystérieuse. Il inspire de grands espoirs, mais ces espoirs se mêlent de doutes: rien n’est tout à fait comme les Écritures l’ont annoncé. Si cet homme est le Messie, c’est un bien curieux messie. Et voilà qu’il laisse entendre que les promesses de Dieu s’appliquent aux étrangers autant qu’aux juifs. Chose plus scandaleuse encore, il prétend que Dieu renonce à toute distinction entre ami et ennemi et il demande qu’on tende l’autre joue. Très progressivement, au fil d’une véritable escalade de miracles et de provocations, Jésus laisse prudemment filtrer la vérité: son identité est divine. Dans le même temps, il annonce un autre secret: il va mourir, d’une mort dont il est lui-même l’artisan; il se laissera crucifier et ses disciples doivent s’apprêter à souffrir comme lui. Mais il leur fait miroiter une nouvelle promesse, presque indicible: à travers sa mort, ils accéderont à la vie éternelle. Il redéfinit ainsi les termes de l’alliance de Dieu avec Israël. Il n’exige plus de ses disciples un amour exclusif: ils doivent s’aimer les uns les autres, et, chose plus nouvelle encore, cet amour doit s’étendre aux étrangers. Le dénouement de la vie de Dieu intervient sous forme d’une seconde Pâque dans laquelle Dieu lui-même joue le rôle de l’agneau dont le sang sauve les innocents de la mort. Après un repas avec ses disciples, il marche à la mort avec sérénité. Après sa résurrection, il revient, comme il l’avait promis, insuffler son esprit à ses disciples. Pour donner à cette histoire l’intensité dramatique qui lui convient, Jack Miles s’est servi essentiellement de l’Évangile selon Saint Jean, le seul dans lequel le «suicide» est annoncé: «Les Juifs dirent alors: «Aurait-il l’intention de se tuer pour qu’il dise: « Là ou je vais, vous ne pouvez aller »?».

AUTEUR

Jack Miles

Ancien jésuite diplômé de langues sémitiques anciennes de Harvard, de l'Université Grégorienne de Rome et de l'Université hébraïque de Jérusalem, Jack Miles est aujourd'hui conseiller à la direction de la Fondation Getty. Il a reçu le prix Pulitzer en 1996 pour Dieu, une biographie (Robert Laffont).

Suggestions