Fantômas

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Parution:
ISBN: 978-2-221-13084-1


Fantômas

De février 1911 à septembre 1913, soit 32 mois sans interruption, Pierre Souvestre et Marcel Allain (ils ont alors un peu plus de 60 ans à eux deux) font paraître 32 titres de la saga de Fantômas. C'est la naissance d'un héros hors-norme, qui va captiver toutes les couches de la société et conquérir le monde.
Cent ans plus tard, qu'est-ce qui rend la lecture de ce roman-fleuve aussi jubilatoire ?
D'abord, la jeunesse, l'énergie et l'imagination sans limites des auteurs qui ont séduit artistes et intellectuels et fait le bonheur des surréalistes d'Apollinaire à Magritte ; ensuite, le tableau sur le vif de la société où il naît ? ce long feuilleton qui est une « série » avant l'heure amuse le lecteur par le décalque de l'actualité, la reprise des faits divers qui font la une des journaux, les noms transparents de personnages réels ; enfin, la passion de la modernité sous toutes ses formes ? train, bateau, avion, taxi-auto, télégraphe, téléphone renforcent l'ubiquité du héros, qui utilise tous les moyens que le Progrès met à sa disposition.
L'adaptation au cinéma par Louis Feuillade dès 1913 signe la postérité de Fantômas, qui connaîtra de nombreux avatars sans que jamais la série ne soit rééditée dans sa version originale. Versions tronquées, versions pour la jeunesse, versions illustrées, pastiches ? Fantômas a tout connu. La version ici présentée permet pour la première fois de retrouver l'oeuvre dans son intégralité et son éloquence.

Ce volume contient :
Une préface de Robin Walz, professeur à l'université d'Alaska et spécialiste du surréalisme. Il met en lumière les différentes facettes de la passion des surréalistes, écrivains ou peintres, pour cette oeuvre protéiforme qui révèle l'envers d'un monde enivré par ses propres apparences.
Le Fiacre de nuit? De la splendeur étincelante des grands magasins aux déambulations nocturnes du sinistre fiacre de nuit, Fantômas entraîne le lecteur au plus près des dessous du monde.
La Main coupée? La Côte d'Azur, Monte-Carlo, son casino, ses joueurs, ses fêtes, et, dans la rade, le cuirassé menaçant de la flotte russe.
L'Arrestation de Fantômas? Étranges rendez-vous au large des côtes bretonnes. Pierre Souvestre retrouve les mystères de la tradition populaire : brouillard sur la lande, feux de naufrageurs, masures à l'abandon, vieilles et fantomatiques... Au large, la flotte russe, avec le Skobeleff et son étrange commandant, remonte vers le nord.
Le Magistrat cambrioleur? Fantômas tue le juge Pradier et s'installe dans son rôle. Il instruit lui-même les enquêtes sur les crimes qu'il commet. Le dernier des Fantômas adapté au cinéma par Louis Feuillade en 1914.

Les auteurs, au sommet de leur art, maîtrisent leur savoir-faire et l'accord profond qui les lie à leurs lecteurs. C'est toute la force de la série que de réussir à susciter l'angoisse et la peur à partir d'éléments qui ont nourri l'actualité, auxquels s'ajoutent humour noir et férocité. « Rien ne va plus », dit-on au casino de Monaco. La formule prend ici un sens tragique. Rien ne peut aller, plus rien n'ira. Et si, par malheur, vous « faites vos jeux », soyez assurés qu'ils sont, d'avance, truqués.

De février 1911 à septembre 1913, soit 32 mois sans interruption, Pierre Souvestre et Marcel Allain (ils ont alors un peu plus de 60 ans à eux deux) font paraître 32 titres de la saga de Fantômas. C’est la naissance d’un héros hors-norme, qui va captiver toutes les couches de la société et conquérir le monde.
Cent ans plus tard, qu’est-ce qui rend la lecture de ce roman-fleuve aussi jubilatoire ?
D’abord, la jeunesse, l’énergie et l’imagination sans limites des auteurs qui ont séduit artistes et intellectuels et fait le bonheur des surréalistes d’Apollinaire à Magritte ; ensuite, le tableau sur le vif de la société où il naît ? ce long feuilleton qui est une « série » avant l’heure amuse le lecteur par le décalque de l’actualité, la reprise des faits divers qui font la une des journaux, les noms transparents de personnages réels ; enfin, la passion de la modernité sous toutes ses formes ? train, bateau, avion, taxi-auto, télégraphe, téléphone renforcent l’ubiquité du héros, qui utilise tous les moyens que le Progrès met à sa disposition.
L’adaptation au cinéma par Louis Feuillade dès 1913 signe la postérité de Fantômas, qui connaîtra de nombreux avatars sans que jamais la série ne soit rééditée dans sa version originale. Versions tronquées, versions pour la jeunesse, versions illustrées, pastiches ? Fantômas a tout connu. La version ici présentée permet pour la première fois de retrouver l’oeuvre dans son intégralité et son éloquence.

Ce volume contient :
Une préface de Robin Walz, professeur à l’université d’Alaska et spécialiste du surréalisme. Il met en lumière les différentes facettes de la passion des surréalistes, écrivains ou peintres, pour cette oeuvre protéiforme qui révèle l’envers d’un monde enivré par ses propres apparences.
Le Fiacre de nuit? De la splendeur étincelante des grands magasins aux déambulations nocturnes du sinistre fiacre de nuit, Fantômas entraîne le lecteur au plus près des dessous du monde.
La Main coupée? La Côte d’Azur, Monte-Carlo, son casino, ses joueurs, ses fêtes, et, dans la rade, le cuirassé menaçant de la flotte russe.
L’Arrestation de Fantômas? Étranges rendez-vous au large des côtes bretonnes. Pierre Souvestre retrouve les mystères de la tradition populaire : brouillard sur la lande, feux de naufrageurs, masures à l’abandon, vieilles et fantomatiques… Au large, la flotte russe, avec le Skobeleff et son étrange commandant, remonte vers le nord.
Le Magistrat cambrioleur? Fantômas tue le juge Pradier et s’installe dans son rôle. Il instruit lui-même les enquêtes sur les crimes qu’il commet. Le dernier des Fantômas adapté au cinéma par Louis Feuillade en 1914.

Les auteurs, au sommet de leur art, maîtrisent leur savoir-faire et l’accord profond qui les lie à leurs lecteurs. C’est toute la force de la série que de réussir à susciter l’angoisse et la peur à partir d’éléments qui ont nourri l’actualité, auxquels s’ajoutent humour noir et férocité. « Rien ne va plus », dit-on au casino de Monaco. La formule prend ici un sens tragique. Rien ne peut aller, plus rien n’ira. Et si, par malheur, vous « faites vos jeux », soyez assurés qu’ils sont, d’avance, truqués.

AUTEUR

Marcel Allain

Marcel Allain (1885-1969) survivra plus d'un demi-siècle à son twin-brother, à la fois frère et double, dont il épousera la compagne en 1926. Il sera l'une des figures marquantes du roman populaire de l'entre-deux guerres.

AUTEUR

Pierre Souvestre

Pierre Souvestre (1874-1914), avocat, journaliste et écrivain, était le petit-neveu d'Emile Souvestre (1806-1854), ethnographe de la Bretagne. Jeune homme brillant et pressé, P. Souvestre collabore au journal L'Auto, publie en 1906 une Histoire de l'automobile, en 1909 La Traversée de la Manche en aéroplane, écrit des pièces de théâtre et des romans. Il s'associe en 1911 avec son jeune secrétaire Marcel Allain pour relever le défi que lui propose l'éditeur Arthème Fayard : écrire une série de romans policiers à paraître chaque mois.

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