La Grande révolte indienne

Auteur


Parution: 11Mai 2009
Pages: 378
Format: 135mm x 215mm
Prix: 48.49 $
ISBN: 978-2-221-10759-1


La Grande révolte indienne

L'émergence indienne, phénomène majeur des dernières décennies en Amérique latine, s'est effectuée par des voies pacifiques et a transformé l'image d'un continent encore trop souvent identifié avec les dictatures et les guérillas révolutionnaires. Les Indiens comptent parmi les rares acteurs à l'échelle mondiale qui combinent projet culturel, revendications sociales et aspirations démocratiques. Ils ont acquis une nouvelle visibilité dans tous les pays d'Amérique latine, qu'ils y représentent une part importante de la population (Équateur, Bolivie, Pérou, Guatemala, Mexique) ou qu'ils ne soient qu'une minorité plus ou moins significative (Colombie, Brésil, Nicaragua, Panamá ou Chili).
Dans le nord de l'hémisphère, le combat de Martin Luther King pour les droits civiques vient de connaître un prolongement inespéré avec l'élection de Barack Obama. Au sud du Rio Grande, la longue marche indienne, discrète et fragmentée, se donne à voir dans des figures intermittentes (Rigoberta Menchú, les zapatistes, Evo Morales...). Les mouvements indiens contribuent à modifier l'image d'une Amérique qui n'est plus uniformément latine - l'hégémonie blanche n'est plus aussi assurée. Surtout, ils ébranlent un racisme qui ne dit pas son nom et permet à des millions d'Indiens de marcher la tête haute. « Nous autres Indiens, nous étions invisibles et il a fallu que nous nous couvrions le visage pour que l'on nous voie et que l'on nous entende », disent les zapatistes.

L’émergence indienne, phénomène majeur des dernières décennies en Amérique latine, s’est effectuée par des voies pacifiques et a transformé l’image d’un continent encore trop souvent identifié avec les dictatures et les guérillas révolutionnaires. Les Indiens comptent parmi les rares acteurs à l’échelle mondiale qui combinent projet culturel, revendications sociales et aspirations démocratiques. Ils ont acquis une nouvelle visibilité dans tous les pays d’Amérique latine, qu’ils y représentent une part importante de la population (Équateur, Bolivie, Pérou, Guatemala, Mexique) ou qu’ils ne soient qu’une minorité plus ou moins significative (Colombie, Brésil, Nicaragua, Panamá ou Chili).
Dans le nord de l’hémisphère, le combat de Martin Luther King pour les droits civiques vient de connaître un prolongement inespéré avec l’élection de Barack Obama. Au sud du Rio Grande, la longue marche indienne, discrète et fragmentée, se donne à voir dans des figures intermittentes (Rigoberta Menchú, les zapatistes, Evo Morales…). Les mouvements indiens contribuent à modifier l’image d’une Amérique qui n’est plus uniformément latine – l’hégémonie blanche n’est plus aussi assurée. Surtout, ils ébranlent un racisme qui ne dit pas son nom et permet à des millions d’Indiens de marcher la tête haute. « Nous autres Indiens, nous étions invisibles et il a fallu que nous nous couvrions le visage pour que l’on nous voie et que l’on nous entende », disent les zapatistes.

AUTEUR

Yvon Le Bot

Yvon Le Bot, sociologue, est directeur de recherche au CNRS. Il étudie les mouvements sociaux et les mouvements culturels dans la mondialisation, principalement en Amérique latine et parmi les migrants latinos aux Etats-Unis.
La grande révolte indienne est l'aboutissement de l'un de ses parcours de recherche, commencé en 1968, au moment où émergeaient des mouvements dont il a, depuis, suivi le développement des Andes au Mexique, de l'Amazonie à la Californie. Il y a consacré plusieurs ouvrages dont Le rêve zapatiste, écrit avec le sous-commandant Marcos et qui a fait l'objet de nombreuses éditions étrangères.

Suggestions