Les aquariums de Pyongyang

Auteur


Parution: 05Octobre 2000
Pages: 240
Format: 153mm x 240mm
Prix: 33.95 $
ISBN: 978-2-221-09101-2


Les aquariums de Pyongyang

Peu après la Deuxième Guerre mondiale, les grands-parents de Kang Chol-hwan s'installent au Japon où ils font fortune. En 1963, appâtés par les promesses mirifiques de Kim Il-sung, ils reviennent à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, en compagnie de leurs enfants. Tous deux sont favorables au régime et le grand-père a légué son imposante fortune au Parti du travail nord-coréen. Pourtant, en 1977, il disparaît sans laisser de traces. Et quelque temps après, c'est tout le reste de la famille qui est arrêté et interné au camp de Yodok : les oncles de Kang, son père, sa petite soeur de sept ans et lui-même. Seule sa mère, issue d'une famille " héroïque ", se voit épargnée. Mais elle sera contrainte au divorce et ne reverra ses enfants que dix ans plus tard. Commence alors le terrible récit de l'internement, un monde d'abrutissement et de violence systématique que le jeune Kang apprend à déjouer pour survivre. Sa famille est logée dans une vilaine cahute au sein d'une unité du camp où sont rassemblés d'autres Nord-Coréens ayant vécu au Japon. Outre l'extrême rigueur des conditions de vie, le froid terrible des montagnes, les maladies non soignées, tous subissent un terrible traitement. Car si les enfants ont " droit " à l'école - un embrigadement brutal et sans répit -, ils sont comme les adultes soumis aux travaux forcés. Et pour mieux neutraliser la résistance, les séances publiques de critique et d'autocritique sont complétées par une répression féroce qui, selon les délits, va du cachot à l'exécution sommaire. Kang apprend à résister à l'humiliation systématique et au mouchardage, destinés à détruire l'individu et à briser toute solidarité entre les détenus. Plus chanceuse et peut-être plus résistante que d'autres, toute la famille est libérée en 1987 et assignée à résidence non loin du camp. Mais en 1992, dénoncé pour avoir écouté la radio du Sud et s'attendant à une nouvelle arrestation, Kang s'enfuit avec un ami, passe la frontière chinoise et, après un séjour rocambolesque en Mandchourie, parvient à gagner la Corée du Sud grâce à la complicité du capitaine d'un navire battant pavillon... hondurien.

Peu après la Deuxième Guerre mondiale, les grands-parents de Kang Chol-hwan s’installent au Japon où ils font fortune. En 1963, appâtés par les promesses mirifiques de Kim Il-sung, ils reviennent à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, en compagnie de leurs enfants. Tous deux sont favorables au régime et le grand-père a légué son imposante fortune au Parti du travail nord-coréen. Pourtant, en 1977, il disparaît sans laisser de traces. Et quelque temps après, c’est tout le reste de la famille qui est arrêté et interné au camp de Yodok : les oncles de Kang, son père, sa petite soeur de sept ans et lui-même. Seule sa mère, issue d’une famille  » héroïque « , se voit épargnée. Mais elle sera contrainte au divorce et ne reverra ses enfants que dix ans plus tard. Commence alors le terrible récit de l’internement, un monde d’abrutissement et de violence systématique que le jeune Kang apprend à déjouer pour survivre. Sa famille est logée dans une vilaine cahute au sein d’une unité du camp où sont rassemblés d’autres Nord-Coréens ayant vécu au Japon. Outre l’extrême rigueur des conditions de vie, le froid terrible des montagnes, les maladies non soignées, tous subissent un terrible traitement. Car si les enfants ont  » droit  » à l’école – un embrigadement brutal et sans répit -, ils sont comme les adultes soumis aux travaux forcés. Et pour mieux neutraliser la résistance, les séances publiques de critique et d’autocritique sont complétées par une répression féroce qui, selon les délits, va du cachot à l’exécution sommaire. Kang apprend à résister à l’humiliation systématique et au mouchardage, destinés à détruire l’individu et à briser toute solidarité entre les détenus. Plus chanceuse et peut-être plus résistante que d’autres, toute la famille est libérée en 1987 et assignée à résidence non loin du camp. Mais en 1992, dénoncé pour avoir écouté la radio du Sud et s’attendant à une nouvelle arrestation, Kang s’enfuit avec un ami, passe la frontière chinoise et, après un séjour rocambolesque en Mandchourie, parvient à gagner la Corée du Sud grâce à la complicité du capitaine d’un navire battant pavillon… hondurien.

AUTEUR

Kang Chol-hwan

Kang Chol-hwan est aujourd'hui âgé de trente et un ans et travaille à Séoul. Son comité lutte pour rendre publiques la gravité des atteintes aux droits de l'homme en Corée du Nord, la survivance de camps qui retiennent encore quelque quinze mille personnes, et la famine provoquée par une politique économique aberrante.

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