Les Rougon-Macquart – T5 – NE

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Parution: 14Novembre 2002
Pages: 1770
Format: 132mm x 198mm
Prix: 65.95 $
ISBN: 978-2-221-09831-8


Les Rougon-Macquart – T5 – NE

Notes sur la marche générale de l'oeuvre La caractéristique du mouvement moderne est la bousculade de toutes les ambitions, l'élan démocratique, l'avènement de toutes les classes (de là la familiarité des pères et des fils, le mélange et le côtoiement de tous les individus). Mon roman eût été impossible avant 89. Je le base donc sur une vérité du temps : la bousculade des ambitions et des appétits. J'étudie les ambitions et les appétits d'une famille lancée à travers le monde moderne, faisant des efforts surhumains, n'arrivant pas à cause de sa propre nature et des influences, touchant au succès pour retomber, finissant par produire de véritables monstruosités morales (le prêtre, le meurtrier, l'artiste). Le moment est trouble. C'est le trouble du moment que je peins. Il faut absolument remarquer ceci : je ne nie pas la grandeur de l'effort moderne, je ne nie pas que nous puissions aller plus ou moins à la liberté, à la justice. Seulement ma croyance est que les hommes, des animaux bons ou mauvais selon les circonstances. Si mes personnages n'arrivent pas au bien, c'est que nous débutons dans la perfectibilité. Les hommes modernes sont d'autant plus faillibles qu'ils sont plus nerveux et plus impatients. C'est pour cela qu'ils sont plus curieux à étudier. Pour résumer mon oeuvre en une phrase : je veux peindre, au début d'un siècle de liberté et de vérité, une famille qui s'élance vers les biens prochains, et qui roule détraqué par son élan lui-même, justement à cause des lueurs troubles du moment, des convulsions fatales de l'enfantement d'un monde. Émile Zola

Notes sur la marche générale de l’oeuvre
La caractéristique du mouvement moderne est la bousculade de toutes les ambitions, l’élan démocratique, l’avènement de toutes les classes (de là la familiarité des pères et des fils, le mélange et le côtoiement de tous les individus). Mon roman eût été impossible avant 89. Je le base donc sur une vérité du temps : la bousculade des ambitions et des appétits. J’étudie les ambitions et les appétits d’une famille lancée à travers le monde moderne, faisant des efforts surhumains, n’arrivant pas à cause de sa propre nature et des influences, touchant au succès pour retomber, finissant par produire de véritables monstruosités morales (le prêtre, le meurtrier, l’artiste). Le moment est trouble. C’est le trouble du moment que je peins. Il faut absolument remarquer ceci : je ne nie pas la grandeur de l’effort moderne, je ne nie pas que nous puissions aller plus ou moins à la liberté, à la justice. Seulement ma croyance est que les hommes, des animaux bons ou mauvais selon les circonstances. Si mes personnages n’arrivent pas au bien, c’est que nous débutons dans la perfectibilité. Les hommes modernes sont d’autant plus faillibles qu’ils sont plus nerveux et plus impatients. C’est pour cela qu’ils sont plus curieux à étudier. Pour résumer mon oeuvre en une phrase : je veux peindre, au début d’un siècle de liberté et de vérité, une famille qui s’élance vers les biens prochains, et qui roule détraqué par son élan lui-même, justement à cause des lueurs troubles du moment, des convulsions fatales de l’enfantement d’un monde.
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