Les vices de la vertu

Auteur


Parution: 01Mai 2003
Pages: 270
Format: 135mm x 215mm
Prix: 35.95 $
ISBN: 978-2-221-09948-3


Les vices de la vertu

«L'événement majeur du xxe siècle est la mort du socialisme», déclarait Irving Kristol en 1976. Cette annonce prophétique peut aujourd'hui être complétée: le socialisme est mort trois fois. Après la faillite du communisme, puis l'échec des tentatives social-démocrates de rupture avec le capitalisme, voici l'effondrement de la gauche morale, dernier avatar du socialisme lorsqu'il se réduit à l'invocation des droits de l'homme. Cette ultime tentative est en voie d'extinction du fait de ses effets dévastateurs sur la société: l'insécurité, parce qu'«il est interdit d'interdire», les ghettos parce que «le multiculturalisme c'est bien» et que la bonté commande de régulariser tous les sans-papiers, l'enseignement au rabais parce qu'«il n'est pas question de revenir sur le collège unique», le chômage qui augmente en proportion directe des coûts sociaux, l'angoisse individuelle après que toute autorité a été délégitimée, tout modèle décrédibilisé, tout ordre symbolique déconstruit.Le cycle de la pensée 68 est entré dans sa phase terminale. La mauvaise querelle contre les «nouveaux réactionnaires» a eu le mérite de montrer que les termes «intellectuel» et «de gauche» ne sont plus synonymes.Les trois valeurs essentielles sur lesquelles s'ouvre le xxie siècle sont en opposition avec un siècle de discours socialiste dominant: la liberté contre la libération, l'équité contre l'égalitarisme, la responsabilité contre le relativisme. Pour les revendiquer, la droite démocratique est aujourd'hui mieux armée que ses adversaires.Mais avant d'affirmer ces valeurs, il convient d'en finir une fois pour toutes avec les dernières illusions semées par la gauche morale épuisée: le nihilisme multiculturel, la candeur antisécuritaire, le poujadisme antimondialiste, l'écologie à sens unique, la surenchère droit-de-l'hommiste, la dérive de l'État-complaisance et quelques autres. C'est le but de ce livre.

«L’événement majeur du xxe siècle est la mort du socialisme», déclarait Irving Kristol en 1976. Cette annonce prophétique peut aujourd’hui être complétée: le socialisme est mort trois fois. Après la faillite du communisme, puis l’échec des tentatives social-démocrates de rupture avec le capitalisme, voici l’effondrement de la gauche morale, dernier avatar du socialisme lorsqu’il se réduit à l’invocation des droits de l’homme. Cette ultime tentative est en voie d’extinction du fait de ses effets dévastateurs sur la société: l’insécurité, parce qu’«il est interdit d’interdire», les ghettos parce que «le multiculturalisme c’est bien» et que la bonté commande de régulariser tous les sans-papiers, l’enseignement au rabais parce qu’«il n’est pas question de revenir sur le collège unique», le chômage qui augmente en proportion directe des coûts sociaux, l’angoisse individuelle après que toute autorité a été délégitimée, tout modèle décrédibilisé, tout ordre symbolique déconstruit.Le cycle de la pensée 68 est entré dans sa phase terminale. La mauvaise querelle contre les «nouveaux réactionnaires» a eu le mérite de montrer que les termes «intellectuel» et «de gauche» ne sont plus synonymes.Les trois valeurs essentielles sur lesquelles s’ouvre le xxie siècle sont en opposition avec un siècle de discours socialiste dominant: la liberté contre la libération, l’équité contre l’égalitarisme, la responsabilité contre le relativisme. Pour les revendiquer, la droite démocratique est aujourd’hui mieux armée que ses adversaires.Mais avant d’affirmer ces valeurs, il convient d’en finir une fois pour toutes avec les dernières illusions semées par la gauche morale épuisée: le nihilisme multiculturel, la candeur antisécuritaire, le poujadisme antimondialiste, l’écologie à sens unique, la surenchère droit-de-l’hommiste, la dérive de l’État-complaisance et quelques autres. C’est le but de ce livre.

AUTEUR

Claude Malhuret

Claude Malhuret est médecin. Il a été Président de Médecins sans frontières puis Secrétaire d'État aux Droits de l'homme. Protagoniste à dix-huit ans du mouvement de Mai 68, il s'éloigne de la gauche en découvrant le totalitarisme communiste au moment du génocide khmer rouge, rompt avec le tiers-mondisme après les massacres d'Éthiopie, puis dénonce le cynisme absolu du socialisme mitterrandien. Quatorze ans de mandat de maire ont achevé de le convaincre de l'effet délétère des mesures inspirées par les bonnes intentions de la gauche morale.

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