Voltaire contre-attaque

Auteur


Parution: Novembre 2014
Pages: 216
Format: 135mm x 215mm
Prix: 24.95 $
ISBN: 978-2-221-14623-1


Voltaire contre-attaque

Depuis trente ans, un phénomène inouï ? la mondialisation ? coupe l'histoire en deux. Des milliards d'individus sont expulsés de l'éternité et précipités dans un présent dégrisé, désossé, désacralisé que l'Europe affronte implicitement depuis son origine. Loin de nous enthousiasmer ou de nous stimuler, pareille rupture déprime et endort. Nous hésitons entre nostalgie et fatalisme, le monde semble opérer désormais à front renversé : dynamisme des hommes de l'instant ailleurs et longue nuit des victimes du destin ici ? L'optimisme ravageur se double sur notre continent d'un pessimisme dogmatique tout aussi irrationnel. Voltaire, reviens ! sonne comme un réveil. Et revisite le plus extraordinaire ? le plus contemporain surtout ? des attentats littéraires jamais commis en France : Candide ou l'Optimisme. Un petit livre à trente sous, une bombe. Candide, fils du hasard, orphelin de « Westphalie », c'est-à-dire de nulle part, est le héros de notre temps. Et Candide ou l'Optimisme le discours de la méthode d'un Européen postidéologique, qui pour survivre doit identifier les périls qui le menacent et les errances qui le définissent. Le manifeste de Voltaire, autrement plus contestataire que ceux de Marx ou de Breton, institue le déracinement et le voyage, fût-ce au bout de la nuit, en règle de pensée. Éloge du romanichel ? pas encore d'Internet ?, découverte du chaos, reconnaissance de la finitude, le conte s'insurge tambour battant contre les clercs et les curés qui prétendent figer le présent, baliser les consciences, rétablir les frontières, reconstruire les temples pour effacer le souvenir des ruines indépassables de « Lisbonne » et la présence des infamies récentes. Candide offre la plus hilarante des odes à la liberté, un hymne à la tolérance, dont les philosophes réactionnaires comme les penseurs progressistes n'ont cessé de minorer l'impact au cours des siècles, mais qui en impose. C'est, avec l'inégalable politesse du rire, la grande colère des faits, de Calas à Havel, contre les Églises du prêt-à-penser. Devant le triomphe de l'apathie et le crime d'indifférence : « Criez et qu'on crie. »

Depuis trente ans, un phénomène inouï ? la mondialisation ? coupe l’histoire en deux. Des milliards d’individus sont expulsés de l’éternité et précipités dans un présent dégrisé, désossé, désacralisé que l’Europe affronte implicitement depuis son origine. Loin de nous enthousiasmer ou de nous stimuler, pareille rupture déprime et endort. Nous hésitons entre nostalgie et fatalisme, le monde semble opérer désormais à front renversé : dynamisme des hommes de l’instant ailleurs et longue nuit des victimes du destin ici ? L’optimisme ravageur se double sur notre continent d’un pessimisme dogmatique tout aussi irrationnel.
Voltaire, reviens ! sonne comme un réveil. Et revisite le plus extraordinaire ? le plus contemporain surtout ? des attentats littéraires jamais commis en France : Candide ou l’Optimisme. Un petit livre à trente sous, une bombe. Candide, fils du hasard, orphelin de « Westphalie », c’est-à-dire de nulle part, est le héros de notre temps. Et Candide ou l’Optimisme le discours de la méthode d’un Européen postidéologique, qui pour survivre doit identifier les périls qui le menacent et les errances qui le définissent.

Le manifeste de Voltaire, autrement plus contestataire que ceux de Marx ou de Breton, institue le déracinement et le voyage, fût-ce au bout de la nuit, en règle de pensée. Éloge du romanichel ? pas encore d’Internet ?, découverte du chaos, reconnaissance de la finitude, le conte s’insurge tambour battant contre les clercs et les curés qui prétendent figer le présent, baliser les consciences, rétablir les frontières, reconstruire les temples pour effacer le souvenir des ruines indépassables de « Lisbonne » et la présence des infamies récentes. Candide offre la plus hilarante des odes à la liberté, un hymne à la tolérance, dont les philosophes réactionnaires comme les penseurs progressistes n’ont cessé de minorer l’impact au cours des siècles, mais qui en impose. C’est, avec l’inégalable politesse du rire, la grande colère des faits, de Calas à Havel, contre les Églises du prêt-à-penser. Devant le triomphe de l’apathie et le crime d’indifférence : « Criez et qu’on crie. »

AUTEUR

André Glucksmann

André Glucksmann est l'auteur, entre autres, de La Cuisinière et le mangeur d'hommes (Le Seuil, 1974), Les maîtres penseurs (Grasset, 1977), Le XIe commandement (Flammarion, 1991), Le Bien et le Mal (Robert Laffont, 1997), La Troisième mort de Dieu (NiL, 2000) et Dostoïevski à Manhattan (Robert Laffont, 2002).

Suggestions