Le voyage de Hollande – NE

Auteur


Parution: 01Décembre 2005
Pages: 168
Format: 130mm x 197mm
Prix: 30.95 $
ISBN: 978-2-232-12270-5


Le voyage de Hollande – NE

Le Voyage de Hollande ne fait pas partie des livres les plus connus d’Aragon, mais n’en demeure pas moins une oeuvre majeure dans laquelle on retrouve les grandes thématiques du poète, la douleur d’aimer, le jeu, le miroir, le double, et une matière humaine d’une profondeur peu commune. Après avoir réédité Les Yeux d’Elsaet Il ne m’est Paris que d’Elsa,les Éditions Seghers devaient offrir une nouvelle vie à ce grand livre introuvable depuis près de vingt ans.
Les poèmes qui composent ce recueil relatent moins le « voyage en Hollande » qu’ont effectué Louis et Elsa au cours de l’été 1963 qu’ils ne nous invitent à voyager dans un espace, réel ou onirique, qui fascinait déjà Baudelaire. « Le voyage de Hollande peut être voyage pictural ou exil puisque, après Descartes, plus d’un écrivain français a cherché refuge en ce pays », explique dans sa postface Michel Besnier.
Poète courtois égaré au vingtième siècle, Aragon parle ici aussi de l’amour au passé. En 1963, le temps a fait son oeuvre ; bientôt les amants ne seront plus. Cette dimension temporelle explique la tonalité des poèmes sur lesquels se clôt le recueil.

AUTEUR

Louis Aragon

Né à Paris en 1897, Louis Aragon manifeste très tôt un goût pour l'écriture. En 1917, il rencontre André Breton avec lequel il s'engage dans l'aventure surréaliste. La publication du roman intitulé Le Paysan de Paris (1926) fait de lui un écrivain d'avant-garde. À la fin des années 1920, il s'inscrit au parti communiste et rencontre Elsa Triolet, qui deviendra sa femme. Il s'éloigne alors du surréalisme et s'engage dans l'action politique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance et publie clandestinement, aux côtés de Pierre Seghers, plusieurs recueils de poèmes. Après la Libération, Aragon poursuit son oeuvre romanesque et poétique tout en restant un écrivain engagé. Il meurt à Paris en 1982. Cinq de ses recueils ont été publiés aux Éditions Seghers. Née Natacha Huttner à Moscou et venue en 1914 à Paris, Dominique Arban est secrétaire de rédaction àL'École de la vie et àMarianne avant la Seconde Guerre mondiale. Après quatre années de clandestinité, elle collabore au journal Combat, dont elle assure ensuite la direction littéraire. Collaboratrice àFrance-Observateur, au Figaro littéraire, puis au Monde, Dominique Arban produit et anime de 1954 à 1968 une émission hebdomadaire intitulée « Étranger, mon ami » sur les ondes de l'ORTF. Spécialiste de Dostoïevski, elle traduit et publie, entre autres, sa monumentale correspondance. À la fin de sa vie, Dominique Arban rédigera ses Mémoires, Je me retournerai souvent... (Flammarion, 1990).

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