Lettre de consolation à un ami écrivain

Auteur


Parution: Octobre 2016
ISBN: 978-2-221-19578-9


Lettre de consolation à un ami écrivain

Cette lettre s'adresse à un ami qui, déçu de n'avoir obtenu aucune critique, aucune audience, pour un roman pourtant magnifique, a décidé de renoncer à écrire. La lettre pourrait simplement flatter l'ami, et accuser les éditeurs, les médias ou le public. Elle vise autre chose : à comprendre et faire comprendre. Elle tente d'expliquer pourquoi une oeuvre puissante reste confinée dans les ténèbres, alors que des textes médiocres connaissent un grand succès. Elle s'attache à démontrer, par l'analyse de quelques fragments, en quoi ces textes sont médiocres, et en quoi d'autres, à l'inverse, sont excellents. S'interrogeant sur le statut de l'écrivain aujourd'hui, sur la banalité des thèmes dominants, sur l'indifférence à la langue, ou, pire, sur le discrédit dont souffre le style élevé, elle replace la réception des oeuvres dans le contexte global de ce qu'on appelle « culture ». Loin du pamphlet, plutôt semblable à un manifeste, elle veut éclairer l'ami sur les enjeux posés par l'exigence littéraire, et le convaincre de ne pas renoncer malgré les obstacles, les impostures, les déconvenues que doit affronter quiconque cherche toujours, avec obstination, à écrire authentiquement.

Cette lettre s’adresse à un ami qui, déçu de n’avoir obtenu aucune critique, aucune audience, pour un roman pourtant magnifique, a décidé de renoncer à écrire. La lettre pourrait simplement flatter l’ami, et accuser les éditeurs, les médias ou le public. Elle vise autre chose : à comprendre et faire comprendre. Elle tente d’expliquer pourquoi une oeuvre puissante reste confinée dans les ténèbres, alors que des textes médiocres connaissent un grand succès. Elle s’attache à démontrer, par l’analyse de quelques fragments, en quoi ces textes sont médiocres, et en quoi d’autres, à l’inverse, sont excellents. S’interrogeant sur le statut de l’écrivain aujourd’hui, sur la banalité des thèmes dominants, sur l’indifférence à la langue, ou, pire, sur le discrédit dont souffre le style élevé, elle replace la réception des oeuvres dans le contexte global de ce qu’on appelle « culture ». Loin du pamphlet, plutôt semblable à un manifeste, elle veut éclairer l’ami sur les enjeux posés par l’exigence littéraire, et le convaincre de ne pas renoncer malgré les obstacles, les impostures, les déconvenues que doit affronter quiconque cherche toujours, avec obstination, à écrire authentiquement.

AUTEUR

Jean-michel Delacomptee

Après des études de lettres, Jean-Michel Delacomptée a occupé les postes d'enseignant à l'Institut français de Kyoto puis de conseiller culturel à Jérusalem avant de remplir différentes fonctions au ministère des Affaires étrangères. Maître de conférences habilité en littérature française, il a ensuite enseigné à l'université. Il dirige désormais la collection « Nos vies » qu'il a créée en 2015 aux éditions Gallimard.
Sa production d'écrivain consiste principalement en des portraits de personnages historiques et de gens de lettres, principalement aux éditions Gallimard (Madame la cour la mort, Et qu'un seul soit l'ami, Le Roi miniature, Racine en majesté? Flammarion ?, Je ne serai peintre que pour elle, Ambroise Paré, la main savante, Langue morte, Bossuet, La Grandeur Saint-Simon, puis Adieu Montaigne en 2015 chez Fayard). Mais il a également publié dans d'autres genres, comme un Petit éloge des amoureux du silence, deux romans (Jalousies, La Vie de bureau), une analyse de La Princesse de Clèves, Passions, chez Arléa (2012), ou un livre plus autobiographique, Écrire pour quelqu'un (2014).

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