Tyrannicide

Auteur


Parution: 11Novembre 2013
Pages: 80
Format: 95mm x 180mm
Prix: 15.95 $
ISBN: 978-2-841-11692-8


Tyrannicide

Il y a quinze ans que Gérard J. attendait ce courrier. Quinze ans, et enfin la sixième version du manuscrit auquel il aura consacré tous ses efforts lui vaut un billet manuscrit de Philippe Sollers. Après les lettres types d'une politesse glacée, après les rapports de lecture aussi malhonnêtes qu'impitoyables, le plus illustre éditeur de Paris a donc consenti à répondre lui-même à cet éternel candidat à la « Blanche ». Il était temps : la négligence d'un seul homme ne privait-elle pas des millions de lecteurs du plus grand roman écrit depuis un demi-siècle ? Hélas, l'injustice et la mauvaise foi sont encore au rendez-vous... La maison Gallimard ne semble toujours pas prête à faire rayonner l'astre littéraire Tyrannicide ! Consterné par l'arrogance désinvolte de son interlocuteur, Gérard J. ne se résoudra pas à ce sixième refus sans exprimer une fureur et une frustration trop longtemps contenues. L'éditeur comprend-il bien qu'il lui a volé rien moins que sa vie ? Qu'il a condamné un immense écrivain, promis à une palpitante existence parisienne, à moisir dans un lycée technique de Pau ? À rester un vieux garçon offrant le plus clair de son temps à sa mère handicapée ?... Non, bien sûr. C'est pourquoi Gérard J. se voit contraint, dans une lettre à la férocité légitime, de lui exposer ses propres idées sur la notion de crime littéraire.
Tout en jouant habilement avec les clichés qu'entretiennent « écrivains provinciaux en herbe » et « intellectuels parisiens » les uns au sujet des autres, Giulio Minghini propose, avec Tyrannicide, une désopilante partie d'échecs ; un duel entre pouvoir et talent, interprété sur une gamme d'ironie et de sarcasmes où s'éclairent définition et destin d'une oeuvre littéraire.

Il y a quinze ans que Gérard J. attendait ce courrier. Quinze ans, et enfin la sixième version du manuscrit auquel il aura consacré tous ses efforts lui vaut un billet manuscrit de Philippe Sollers. Après les lettres types d’une politesse glacée, après les rapports de lecture aussi malhonnêtes qu’impitoyables, le plus illustre éditeur de Paris a donc consenti à répondre lui-même à cet éternel candidat à la « Blanche ». Il était temps : la négligence d’un seul homme ne privait-elle pas des millions de lecteurs du plus grand roman écrit depuis un demi-siècle ? Hélas, l’injustice et la mauvaise foi sont encore au rendez-vous… La maison Gallimard ne semble toujours pas prête à faire rayonner l’astre littéraire Tyrannicide ! Consterné par l’arrogance désinvolte de son interlocuteur, Gérard J. ne se résoudra pas à ce sixième refus sans exprimer une fureur et une frustration trop longtemps contenues. L’éditeur comprend-il bien qu’il lui a volé rien moins que sa vie ? Qu’il a condamné un immense écrivain, promis à une palpitante existence parisienne, à moisir dans un lycée technique de Pau ? À rester un vieux garçon offrant le plus clair de son temps à sa mère handicapée ?… Non, bien sûr. C’est pourquoi Gérard J. se voit contraint, dans une lettre à la férocité légitime, de lui exposer ses propres idées sur la notion de crime littéraire.
Tout en jouant habilement avec les clichés qu’entretiennent « écrivains provinciaux en herbe » et « intellectuels parisiens » les uns au sujet des autres, Giulio Minghini propose, avec Tyrannicide, une désopilante partie d’échecs ; un duel entre pouvoir et talent, interprété sur une gamme d’ironie et de sarcasmes où s’éclairent définition et destin d’une oeuvre littéraire.

AUTEUR

Giulio Minghini

À vingt-deux ans, Giulio Minghini quittait Ferrare et l'Italie pour Paris, afin de mener à terme ses études sur l'Internationale situationniste. Il y est resté. Son goût pour les objets littéraires insolites, les écrivains marginaux, les avant-gardes contrariées, lui donne une telle maîtrise linguistique et culturelle du français qu'après un premier roman italien, il écrit Fake (Allia) dans sa langue d'adoption. Coup d'essai et coup de maître : burlesques et grinçantes, les mésaventures d'un don Juan pris au piège de ses propres filets de séduction électronique rencontrent le succès critique et public. Traducteur de Crevel, Simenon, Mac Orlan, conseiller éditorial auprès des Edizioni Adelphi, lecteur drogué à la poésie et bibliophile impénitent, il publie un deuxième roman, Coupes sombres (Le Seuil), où la rupture amoureuse, la vie onirique et la Grande Faucheuse convolent en noces shakespeariennes. L'oeuvre de Giulio Minghini se place ainsi sous le signe de l'art du détournement, dans l'étonnante poupée russe des relations humaines où il sait si bien reconnaître l'éternelle comédie.

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